Jans: “C’est quelque chose d’exceptionnel de marquer un but pour son pays”

first_imgTout n’a pas été bon. On a lâché à certaines périodes. La chaleur n’a pas aidé, mais voilà, on a eu des temps forts, des temps faibles, et on doit encore énormément progresser sur la gestion de ces moments. On devrait apprendre à mettre le bloc un peu plus bas pour mieux gérer quand ça ne va pas. Mais finalement, on fait 3-3 et on méritait mieux… Mais maintenant, il va falloir apprendre à jouer sur un synthétique, avec des appuis différents et une surface différente. Ce qui m’importe, c’est que moi, je me sens très, très bien. Les gens ont souvent tendance à faire des raccourcis et à penser qu’un joueur de foot qui joue peu n’est pas apte physiquement. Je pense que ce n’est pas vrai. On peut avoir du mal à rentrer dans un match, oui, mais physiquement, je travaille! D’ailleurs, tiens, les gens qui pensent ça, croient-ils vraiment que j’aurais poussé une action offensive jusque dans les arrêts de jeu si je n’avais pas été bien physiquement? Mon but prouve que je vais bien. À Malte (NDLR: le 22 mars 2018), le gardien m’avait sorti une parade incroyable. Mais c’est quand même quelque chose d’exceptionnel de marquer un but pour son pays. Et dans ma tête, ça ne m’a pas fait grand-chose, sauf que j’étais content que nous ayons réussi à tourner le score de ce match avant de partir en Lituanie. C’est important pour le moral. Mais là, maintenant, je me dis que si je ne marque qu’une fois toutes les cinquante sélections, je ne verrai peut-être jamais mon deuxième but… Le fait de jouer le dernier match de la saison contre Brest m’a beaucoup aidé. Je n’ai rien demandé au coach mais j’ai vraiment tout donné sur la dernière semaine d’entraînement parce qu’il était hors de question que je ne joue pas. Ce match contre l’autre promu, c’était un match de Ligue 1, devant un stade plein, cela allait être un vrai spectacle et laissait l’opportunité de finir sur une note positive. Entretien avec Julien Mollereau Surtout si vous lui permettez de mettre des buts comme celui qu’il a inscrit à la 2e minute… Laurent Jans a visiblement surmonté sa saison décevante avec le FC Metz. Ce dimanche 2 juin, on a retrouvé le capitaine des Roud Léiwen, offensivement efficace comme jamais contre Madagascar. Avec un premier but à la clef. Et, forcément, le plein de bonnes sensations qui va avec. Entretien. Et moralement? Comment allez-vous après cette saison tellement ambiguë? Très honnêtement, on ne s’attendait pas à vous trouver autant dans le bon tempo après autant de semaines à cirer le banc de touche messin. Et vous? Votre apport offensif a été énorme contre Madagascar. Commence-t-on lentement à toucher du doigt ce qui va devenir l’essence de votre boulot dans ce Luxembourg qui assume la possession de balle? Revenons à la sélection: la place de Vincent Thill est-elle devant vous, dans ce couloir droit, ou doit-il, à terme, être recentré ? Mais le coach demande qu’on le fasse! Que Leo puisse faire des courses dans le dos des défenseurs, pour ouvrir des espaces. Même pas besoin, forcément, de jouer des ballons. On peut créer sans ça. C’est comme cela que nous créons l’action qui manque de faire 2-0, par Dave Turpel. De ce point de vue-là, on commence à voir des automatismes. Il commence à devenir très important de savoir qui va faire quoi avant de recevoir le ballon. Ne pensez-vous pas que Leandro Barreiro devrait plus souvent venir prendre ce couloir pour permettre à Thill de recentrer ? C’est ce qu’on me demande, en tout cas. Et le coach veut que je pénètre encore plus dans les seize mètres et que je provoque encore plus de un contre un. On a d’ailleurs créé de belles choses, dimanche. Il vous a fallu attendre votre 55e sélection pour marquer un but… Avant la Lituanie, vous le sentez comment ? Difficile à dire. À Pau, il vient de faire toute la saison à droite, non? De la sorte, il peut rentrer sur son pied gauche, travailler en appui et quand il fait ça, c’est vraiment dur de défendre sur lui. Mais bon, Vincent, tu peux le mettre absolument partout. Et puis, même dans le couloir, il conserve cette volonté de défendre. Je lui rappelle à quel point c’est important et qu’il ne doit pas se laisser surprendre, jamais. Mais il veut apprendre à se placer et m’écoute toujours. Oui, mais c’est surtout son but qui est incroyable. Je me rappelle un but comme ça, avec Waasland-Beveren, contre Bruges, de Milosevic. Moi, je me contente de lui donner une petite passe et le gars, il tire de 35 mètres en lucarne! Mais le lendemain, c’était sympa: dans la colonne «passes décisives», il y avait mon nom. Là, c’est un peu pareil. Partagerlast_img read more

Read More

[Cyclo-cross] A qui le tour dimanche à Mamer?

first_img Partager Un succès pour le champion national à Belvaux. Trois pour le coureur du LG Alzingen, à Kayl, Dommeldange et Tétange.Pour illustrer ce (presque) parfait partage des rôles, c’est Lex Reichling qui s’est imposé dimanche dernier à Cessange au terme d’un final rempli de suspense, un accrochage ayant fortement retardé Dias dos Santos tandis que Thiltges payait les efforts d’une course où il avait passé le plus clair de son temps à mener l’allure du groupe de tête.Une attaque programmée…Nous en sommes donc là. La situation n’est pas explosive puisque pour le moment, presque tous les leaders de la discipline sont parvenus à s’imposer, ce qui est toujours de nature à faire retomber la pression. Mais à un peu plus d’un mois du sacro-saint championnat national, on commence sérieusement à se jauger.«Dimanche à Mamer, je vais attaquer dès le premier tour et personne ne viendra dans ma roue», a ainsi commenté le champion national à l’issue de l’épreuve de Cessange. Comme s’il avait donc une petite revanche à prendre…Atout aux techniciensLe fait est qu’il s’est imposé lors des deux dernières éditions. Ce parcours de Mamer, très spectaculaire et physique, est sans doute le tracé du circuit luxembourgeois qui convient le mieux à son tempérament et à ses qualités techniques.Il sera forcément le favori numéro un. Mais Scott Thiltges qui évolue cette année à un niveau encore jamais atteint, sera sans doute dur à manœuvrer alors qu’une fine pellicule de neige est attendue.De son côté, Lex Reichling et son grand gabarit sera évidemment un peu gêné dans les innombrables courbes à maîtriser. «Je préfère les circuits plus physiques en effet», rappelle-t-il ainsi.On rappellera également que si Felix Schreiber a disparu brutalement de la tête de course à Cessange, «c’est à cause d’une crevaison».Le coureur du VV Tooltime était apparu dans les premiers tours dans de belles dispositions. «Le parcours de Mamer n’est pas trop dans mes cordes. Il y a trop de virages pour que je puisse m’y exprimer», relève ce coureur puissant.Par contre, sa petite sœur Marie sera la grande favorite de l’épreuves dames…13 h : juniors13 h 01 : masters14 h 15 : débutants14 h 16 : dames15 h 15 : élites et juniorsSkoda Cross Cup (après 4 manches) :Élites : 1. Scott Thiltges 339; 2. Lex Reichling 296; 3. Vincent Dias dos Santos 268…Dames : 1. Marie Schreiber 395; 2. Elise Maes 348; 3. Maïté Barthels 281… Vincent Dias dos Santos cherchera à réussir un triplé sur ce circuit technique et spectaculaire.À chaque week-end sa petite histoire. Son scénario. On ne peut pas dire que depuis le début de la saison, un cross ait ressemblé à un autre. Les positions ne sont pas figées, bien au contraire.Après l’ouverture de la saison remportée par Vincent Dias dos Santos dans le cadre d’un urban cross (Reckange-sur-Mess), les deux premières épreuves officielles ont été favorables à Tristan Parrotta (Brouch et Mersch), actuellement sur le carreau à cause de problèmes persistants de genoux, «et toujours pas résolus», explique-t-il, navré.Vincent Dias dos Santos et Scott Thiltges ont donc pris le relais.last_img read more

Read More